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Titre du blog : Fédération Espagne
Auteur : fedepdgespagne
Date de création : 15-11-2011
 
posté le 22-11-2011 à 00:07:44

La crise politique se poursuit en Belgique avec la démission d’Elio Di Rupo

 

Dimanche 20 novembre, Elio Di Rupo a attendu en vain un accord sur les mesures économiques avec les leaders des autres partis de la coalition.

 

REUTERS/Francois Lenoir

Par RFI

Nouvel épisode dans l'interminable crise gouvernementale en Belgique : le socialiste francophone Elio Di Rupo, chargé de former le gouvernement, a présenté sa démission au roi Albert II. Après avoir réussi à calmer les différends linguistiques, le Premier ministre démissionnaire n’a pas pu trouver d’accord avec la coalition pour réduire le déficit budgétaire.

 

La désillusion est grande en Belgique, d'autant plus que le socialiste francophone Elio Di Rupo avait réussi à obtenir plusieurs accords au sein de la coalition de six partis censés soutenir son futur gouvernement. Les différends linguistiques notamment, qui opposent les Flamands et les francophones au point de faire craindre l'éclatement du pays, avaient pu être réglés par un projet de réforme institutionnelle. Mais les mesures à prendre contre la crise économique ont fait voler en éclats le consensus.

 

Les partis libéraux de la coalition, à la fois flamands et francophones, ont rejeté les propositions des socialistes et des centristes, leur reprochant le fait qu'elles comprennent trop de hausses d'impôts et pas assez de coupes budgétaires, ni de réformes de fond, citant pour exemple la réforme du système des retraites ou celle des allocations chômage.

 

L'objectif, impossible à trouver finalement, était de ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3% du PIB en 2012, en conformité donc avec le Traité de Maastricht. Les prévisions initiales fixaient ce déficit à 4,6% du PIB. Dans l'attente de la sortie de cette crise, la plus longue de l'histoire du pays, la Belgique reste administrée par un cabinet chargé d'expédier les seules affaires courantes. Ce dernier doit faire face à un marasme économique qui s'aggrave et à la montée des revendications sociales, les syndicats ayant appelé à manifester le 2 décembre contre l'austérité